

Dans la salle des profs, le silence en dit long sur la fatigue des enseignants. « Nous sommes début janvier. Nous savions que la reprise ne serait pas facile… mais à ce point… Tout semble plus lourd en ce début d’année.
On ne peut pas se projeter. » Il y a l’angoisse du virus et d’un nouveau confinement.
Cette situation paralyse toute forme de projet. Il y a la crainte de ce qu’il adviendra si… « Et si un élève était positif ? », « Et si je ramenais ce virus à la maison ? », « Et si j’étais en quarantaine, qui s’occuperait de mes classes ? », « Et si je tombe gravement malade ? » Nous risquons de nous retrouver piégés dans les éternels « et si… » qui nous offrent des scénarios plus ou moins catastrophiques.
Personne ne peut prévoir et on entend un peu tout et son contraire, brouillant les pistes de nos certitudes. La crise sanitaire nous donne le sentiment que non seulement tout a changé mais que personne ne sait quand cette instabilité prendra fin.
Nous aimons contrôler nos vies, nos actes, nos pensées. La pandémie peut donc nous épuiser, nous angoisser.
Il est important d’en identifier les signes : maux de tête, insomnie, perte ou excès d’appétit, baisse d’énergie, rumination d’idées sombres, sentiment d’impuissance, colère, impatience avec les élèves…
Reconnaître ces manifestations et les attribuer à ce qui se passe dans notre environnement nous aidera à en limiter l’impact.
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