Le 27 mai 2020, la DGESCO a consulté les organisations syndicales
sur l’oral au baccalauréat de français à l’avant-veille des annonces du
ministre Blanquer. Unanimement, elles ont réitéré leur demande
d’annulation de l’épreuve(SNFOLC,SNES-FSU,CGT-Educ’ation,SE-UNSA,SGEN-CFDT, SNALC, FCPE, UNL, Lycéens Au centre, en date du 20 avril).
L’absence de mesures sanitaires adéquates, de cadrage national, de préparation réelle des conditions de réalisation de l’épreuve à la fin du mois de mai ne peuvent conduire qu’à un déroulement chaotique et inégalitaire de l’examen. La pétition initiée par plusieurs professeurs de Lettres a recueilli plus de 93 000 signatures. Elle exprime l’incompréhension et la colère des enseignants. Le ministre est resté sourd à cette revendication légitime.
Un déroulement hypothétique dans des conditions extrêmement dégradées
540 000 lycéens doivent passer l’oral, les professeurs les ont suivis toute l’année dans des conditions de travail très difficiles. A quelques semaines de l’examen, personne ne connait le déroulement des épreuves ! Dans la presse le ministre évoque aussi la visio-conférence, système tout aussi inégalitaire, 25% des élèves
de lycée disposant d’un ordinateur personnel. Système qui mettrait
tout le monde en tension puisque pour des raisons de santé nombre
de professeurs ne pourront participer aux jurys, tension aussi pour
respecter 11 élèves par jour (vœu CHSM, novembre 2016).Ajoutons
les risques de fraude, le matériel insuffisant dans les lycées, etc.


