Dans le 1er comme dans le 2d degré, les personnels ont fait massivement grève à l’appel de la FNEC FP- FO, la FSU, la CGT Educ’action, Sud Éducation. La CFDT et l’UNSA ont également appelé à la mobilisation.
Dans toute la France, des cortèges imposants ont rassemblé des dizaines de milliers de personnels de toutes catégories, y compris des chefs d’établissements et des inspecteurs, pour exprimer leur colère et leurs revendications. Le rejet des politiques menées contre l’École et ses personnels était présent à travers des slogans tels que : « Amélie, tu casses, tu répares ! » ou encore : « On veut du fric pour l’École publique ! » De nombreux lycéens ont pris part aux mobilisations, exigeant notamment, comme leurs professeurs : l’abandon du SNU, le retrait de la réforme des lycées professionnels et de Parcoursup !
À Paris, les 15 000 manifestants sont allés en direction du ministère.
Le ministère a accepté de recevoir une délégation des quatre syndicats signataires de l’appel en Région parisienne. Deux représentants FO ont posé les cahiers de revendications auprès de la conseillère sociale de la ministre. Ils ont fait part de l’immense colère des personnels de toutes catégories face à l’effondrement de leur pouvoir d’achat, aux moyens insuffisants (suppressions de postes, de classes et d’heures…). Ils ont clairement signifié le refus du « choc des savoirs » qui supprime des heures et désorganise les établissements… FO a transmis les dizaines de motions issues des réunions syndicales, chiffrant précisément les besoins, les heures, les postes qui manquent partout… Les revendications de l’appel intersyndical national ont été rappelées : de véritables augmentations salariales, l’abandon du pacte, l’abandon des mesures de l’acte 2 de l’École inclusive, un statut pour les AESH et les AED, l’annulation des suppressions de postes, et l’exigence de retrait de la réforme de la voie professionnelle.
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