AESH : le CDI ne règle rien ! Un vrai salaire, un vrai Statut : une urgence absolue !

    Le gouvernement refuse toujours de répondre aux revendications des collègues AESH : un vrai Statut, un vrai salaire et l’abandon des PIAL.

Les annonces du ministre Ndiaye concernant les évolutions et les conditions d’emploi des AESH sont de l’enfumage.

CDIsation des AESH : cela ne va pas remplir le frigo !

Une CDIsation des AESH au bout d’un CDD de 3 ans sera mise en place pour septembre 2023. Mais cela ne change rien ni à la précarité (un CDI n’est pas un statut), ni aux conditions salariales qui maintiendront toujours les AESH sous le seuil de pauvreté.

La CDisation aura deux conséquences graves :

Un transfert de gestion des lycées mutualisateurs aux DSDEN d’au moins 30 000 AESH supplémentaires sans qu’aucun poste supplémentaire d’administratifs ne soit prévu ;

La fin de la subrogation que le ministre se refuse à mettre en place dans les DSDEN.La FNEC FP-FO a demandé que soient reprises les années de contrat aidé pour le passage en CDI. Refus catégorique de l’administration.En outre, on veut faire croire aux AESH qu’avec un CDI, elles seront protégées. Or, le président Macron l’a confirmé cette semaine : l’acte 2 de l’Ecole inclusive prévoit la baisse du nombre de notifications MDPH, et donc du nombre de postes d’AESH.

Une provocation en guise de revalorisation : FO exige un vrai salaire à temps plein !

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EN AVANT SNETAA !

[Édito de Pascal VIVIER pour l’AP Magazine N° 603 en avant première]

Νotre conseil national a porté les revendications des PLP contractuels, stagiaires et titulaires. Comme des CPE. Nous savons que nous serons seuls face à l’adversité au regard d’une réforme quand tous les bien-pensants et bien-sachants nous dicteront leurs injonctions sur quoi et comment faire à notre place. Je connais tellement cela. Je les connais tellement. Le SNETAA porte les revendications des PLP, ses adhérents. Eux-seuls et c’est déjà beaucoup ! Qu’on s’en occupe ! Qu’on les aide ! Qu’on les console ! Et surtout… qu’on obtienne pour eux. Bref : qu’on gagne ! Alors des alliés, des intersyndicales au dénominateur commun a minima, des porte-paroles qui discutent en off accords et autres traquanards, qu’ils nous oublient ! Le SNETAA-FO veut une réforme de l’enseignement professionnel, oui ! Pas celle annoncée par la ministre C. Grandjean qui n’a eu de cesse de nous stigmatiser voire de nous maltraiter. Comment pouvions-nous être plus mal aimés ? Ceux qui vous diront qu’il ne faut pas de réforme, ceux-là revendiquent le statu quo ou le retour dans un passé idéalisé qui n’a pas existé. Ils sont incapables de brandir les forces en marche pour mener la bataille ; ils sont juste capables de se donner bonne conscience dans des communiqués de confort. Grand bien leur fasse ! Et les gens s’éloignent d’eux comme on s’éloigne de la peste… Alors loi ? Ou pas loi ? J’éviterai de divaguer sur le canard sans tête…

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Retrait du « pacte » Macron-Ndiaye !

Le président Macron a effectué ses annonces concernant les enseignants hier à Ganges et le gouvernement a communiqué à grand renfort de lettre aux enseignants et de dossier de presse. Malgré la colère des salariés qui manifestent à chaque déplacement présidentiel et ministériel, malgré l’opposition unanime de toutes les fédérations de l’Éducation nationale, le gouvernement entend poursuivre ses réformes et mettre en œuvre son « pacte » !

Plutôt que d’augmenter les salaires de tous les personnels en revalorisant la grille indiciaire des fonctionnaires et en augmentant la valeur du point d’indice, le président Macron, avec son ministre Ndiaye, continue de proposer des augmentations indemnitaires (qui ne compteront donc pas pour la retraite). Cela correspondrait à une augmentation de 4 % en moyenne pour les enseignants, ce qui ne compense même pas l’augmentation de l’inflation de cette année ! Et toujours rien pour les autres personnels, en particulier les AESH et les AED !

Il faudrait donc se féliciter de continuer à perdre de l’argent et se voir proposer des missions à la carte qui s’articulent avec les mesures de dislocation du Statut et du cadre national : expérimentation dans le cadre du CNR éducation « notre École faisons-la ensemble », Loi Rilhac, réforme de la voie professionnelle, proposition de loi Brisson au Sénat…

La FNEC FP-FO n’accepte pas la réforme des retraites Macron-Borne. Avec sa Confédération, dans l’unité syndicale, elle en exige l’abrogation et refuse de « passer à autre chose » !

Elle n’acceptera pas plus le plan Macron-Ndiaye d’éclatement de l’Éducation nationale !

Un « doublement de l’ISAE/ISOE » et rien d’autre pour une majorité d’enseignants !

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Pactiser avec Macron et ses ministres ? Non ! Poursuivre les grèves et les mobilisations : Oui !

La réforme des retraites est toujours rejetée par l’immense majorité de la population. L’unité syndicale se poursuit sur le mot d’ordre de « RETRAIT ! ». Les mobilisations continuent. Pourtant, le président Macron et ses ministres voudraient « accélérer les réformes » pour faire oublier le déni de démocratie et la répression d’Etat.

Un programme de destruction des services publics et de baisse du coût du travail

Durant son allocution du 17 avril, le président de la République a présenté ses trois futurs grands chantiers : celui du travail, auquel il lie la réforme de la voie professionnelle, celui de l’ordre républicain, et celui du « progrès » (sic), se félicitant de sa politique menée en matière de santé et d’Éducation nationale !

La voie professionnelle au service de la baisse du coût du travail et coupée de l’Éducation nationale

« Je veux engager la réforme du lycée professionnel pour que le plus grand nombre de nos adolescents et de nos jeunes accède soit à des formations qualifiantes soit à l’emploi. » L’alternative « emploi ou qualification » n’est pas innocente. Les objectifs de la réforme sont connus : il s’agit de développer l’apprentissage au détriment de la voie professionnelle sous statut scolaire et de permettre aux entreprises d’utiliser temporairement une main d’œuvre bon marché. Bref, livrer la jeunesse dès le plus jeune âge au patronat, sans garantir l’accès de tous à un diplôme, à une qualification.

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Site du SNETAA-FO de l'Académie de Martinique au service des PLP et des non titulaires pour informer, défendre, agir : Premier Syndicat de l'Enseignement Professionnel.