
Les épreuves des Jeux olympiques 2024 se dérouleront en France du 26 juillet au 11 août, puis du 28 août au 8 septembre pour les Jeux paralympiques. Elles seront précédées par le parcours de la flamme olympique du 8 mai au 26 juillet.
Pour Macron et son gouvernement, ces évènements dispendieux seront aussi un outil de mise en cause des droits des salariés du public comme du privé.
Dès septembre 2023, une Directive nationale Jeunesse et Sports co-signée par les ministres Attal et Oudéa-Castera, sous couvert de préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP), prévoyait de mettre les personnels Jeunesse et Sports au service du maintien de l’ordre et de la répression au mépris de leurs statuts, tout en poursuivant sa politique d’embrigadement de la jeunesse par le déploiement du SNU.
Une circulaire du 22 novembre 2023 relative à l’accompagnement des agents publics mobilisés pendant les JOP de Paris 2024 prévoit des mesures permettant aux employeurs publics de déroger aux droits de l’ensemble des personnels. Ces mesures portent notamment atteinte au temps de travail, aux droits à congés et aux missions statutaires des personnels. En l’absence de toute concertation avec les organisations syndicales, des personnels des rectorats et des DSDEN sont d’ores et déjà confrontés à une interdiction de poser des congés durant toute la période du parcours de la flamme jusqu’à la fin des épreuves ! En Île-de-France, des gymnases sont déjà réquisitionnés pour l’entraînement des athlètes, sans que l’administration ne prévoie les moyens d’assurer leur fonctionnement : dans les faits, les personnels (adjoints-gestionnaires notamment) se retrouvent contraints d’assumer ces missions jusqu’en septembre !
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