Le 28 juillet 2021, le ministre Blanquer publiait un énième protocole sanitaire pour le fonctionnement des écoles, collèges et lycées.
Un an plus tard, le 12 juillet 2022, le ministre Ndiaye a présenté son protocole sanitaire. Le même jour, les oppositions parlementaires retoquaient le projet de loi prévoyant le retour du « pass sanitaire », renvoyant la responsabilité de la situation au gouvernement qui continue de saccager l’hôpital public.
Malgré les demandes de FO, le ministre a refusé de consulter le CHSCT ministériel. Il s’est contenté de convoquer les syndicats dans une « instance partenariale » pour leur présenter les décisions gouvernementales. La FNEC FP-FO n’a pas participé à cette mascarade.
Faut-il se féliciter, comme certains, des annonces faites par le ministre ?
Le système éducatif français, « est sans doute l’un de ceux qui reproduit le plus les inégalités », a fait valoir Élisabeth Borne samedi dernier lors d’une intervention aux rencontres économiques d’Aix-en- Provence.
Selon la Première ministre, « on a aussi un paradoxe d’avoir encore un taux de chômage qui n’est pas celui du plein emploi et néanmoins des entreprises qui éprouvent de très grandes difficultés à recruter. Donc ça veut dire que notre système éducatif, notre système de formation, manifestement ne forment pas les compétences dont notre économie a besoin ».
Bruno Le Maire, présent lui aussi à ces rencontres économiques, annonce, parmi toute une série de mesures pour lutter contre la pénurie de main‑d’œuvre : « L’État doit continuer à faire de l’apprentissage une voie royale ». On ne saurait rendre plus claire la feuille de route du nouveau ministère de l’enseignement professionnel, placé sous la double tutelle de l’Éducation nationale et du ministère du Travail.
Le SNETAA, qui n’a pas été reçu, à ce jour, par la ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels, contrairement aux autres syndicats, lui rappelle que, « hormis pour les métiers traditionnels dont l’ADN est l’apprentissage (…), l’apprentissage — qui exclut majoritairement les jeunes filles — n’a pas de prise sur les enfants dont (s’occupent les PLP) en CAP et en baccalauréats professionnels ». Le syndicat FO des professeurs de lycée professionnel adresse à Carole Grandjean une demande d’audience, dont ToutEduc a pu avoir copie, mais ce courrier constitue surtout un vibrant plaidoyer pour une voie trop peu considérée alors que « les entreprises ne veulent pas (prendre en apprentissage, ndlr) ces enfants à qui l’École n’a pas réussi en aval à donner une culture commune solide, les bases incontournables et les codes d’une société qui s’est profondément transformée ».
Christophe AUVRAY, secrétaire général adjoint du SNETAA-FO, premier syndicat de l’enseignement professionnel, est invité dans le grand JT de l’éducation de SQOOL TV pour s’exprimer sur l’avenir de l’enseignement professionnel.
Site du SNETAA-FO de l'Académie de Martinique au service des PLP et des non titulaires pour informer, défendre, agir : Premier Syndicat de l'Enseignement Professionnel.