
Il est bien dommage que les rapporteurs de la 3ième chambre de la cour des comptes se soient déplacés en Martinique sans avoir la décence de consulter les organisations syndicales comme cela s’est produit lors de l’enquête de la mission parlementaire composée de députés en 2015.
Nous rappelons que la FNEC FP FO siège aux différentes instances de l’académie Martinique (CTA, CEN, CAPA, …). A ce titre nous avons notre mot à dire quand il y a enquête parlementaire ou sénatoriale.
Qu’en est -il des rapports établis par les IG (Inspecteurs Généraux) de l’Education nationale, qui nous ont auditionné en Mars 2020, au sujet de la situation de notre système éducatif.
Le rapport de la cour des comptes est publié comme d’habitude quelques jours avant la réunion du CTM (Comité Technique Ministériel) qui réparti les moyens pour la prochaine rentrée 2021. C’est une façon d’annoncer déjà la posture qui pourrait être retenue pour l’académie Martinique en matière de prévision de moyens.
Ce rapport a la particularité de remettre en cause une fois de plus les 40 % acquis de haute lutte par nos aînés. Il pointe également du doigt le dispositif d’éducation prioritaire qui fait l’objet de réticences de la part du gouvernement.
Ce critère de comparaison n’est pas en adéquation avec une recherche objective des vrais raisons relatives aux difficultés de notre système académique.
Le fait de comparer le nombre d’enseignants à la « hors classe » entre la Martinique (28 %) et la métropole (6 %) montre bien le coté tendancieux du rapport de la cour des comptes. En réalité cette différence s’explique en grande partie par l’étroitesse de notre territoire, le nombre plus élevé des titulaires, le nombre moins élevé des contractuels, la pyramide des âges qui révèlent un corps enseignant plus âgé qu’au niveau national dans les secteurs considérés (surtout au primaire).