

Pascal Vivier, secrétaire général du SNETAA-FO est invité par la chaine i24news pour parler de la réalité du monde de l’enseignement en France.
Extrait de l’emission « conversation avec Anna Cabana sur i24news


Note de service parue au bulletin officiel n° 31 du 25 08 2022 (https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo31/MENH2220739N.htm) concernant les recrutements et détachements dans les établissements scolaires du réseau de l’enseignement français à l’étranger pour la rentrée scolaire 2023.
La campagne de recrutement se déroule à compter du mois de septembre 2022, date des premières publications de postes, jusqu’au 31 mars 2023, date limite de retour des dossiers de demande de détachement à la DGRH ou à la DE, qui informe les intéressés de l’issue donnée à leur demande de détachement, avant le 30 juin 2023.

Cette rentrée s’annonce chaotique, et les personnels, comme tous les salariés, vont vite se trouver pris à la gorge par l’augmentation incessante des prix. En plafonnant l’augmentation du point dans la Fonction publique à 3,5 %, le gouvernement cherche en réalité à imposer, au regard d’une inflation annuelle qui dépasse déjà les 6%, un nouveau recul de la rémunération.
Le président de la République promet encore pire en déclarant vouloir réactiver le projet de réforme des retraites et en annonçant de manière provocante « la fin de l’abondance et de l’insouciance » !
Mais où est l’« insouciance » ? Du côté de ceux qui veulent que tous les élèves soient instruits ou du côté du ministre de l’Éducation nationale qui déclare : « Nous faisons au mieux, nous devons faire avec la situation qui est tendue. » ? Mais d’où vient la « situation » ? Elle ne tombe pas du ciel, c’est le résultat de la politique menée depuis des années et avec laquelle le même ministre refuse de rompre !
M.le ministre, la situation n’est pas « tendue », elle est catastrophique !

Ce n’est pas le ministre Ndiaye, mais le président Macron lui-même qui a ouvert la réunion de rentrée des recteurs jeudi 25 août.
L’école n’est pas à la hauteur, leur a expliqué le chef de l’Etat : « Nous avons trop d’élèves malheureux, trop de parents anxieux, de professeurs désabusés ou qui ont le sentiment de ne pas être reconnus et trop d’entreprises qui ne trouvent pas de jeunes formés. »
Ce sombre constat, cela fait des années que les personnels le font. C’est le résultat des contre- réformes et des politiques de réductions budgétaires imposées par Macron, Blanquer et leurs prédécesseurs. Ce sont eux les responsables.
C’est le gel des salaires et la masterisation des concours qui ont conduit à cette rentrée catastrophique où l’on va manquer partout d’enseignants sous statut. Quant aux perspectives économiques, comme toute la population, les personnels se demandent comment ils pourront faire face à l’inflation qui ne cesse de grimper…
Mais le Président Macron balaie ces « difficultés » d’un revers de main, et voudrait, à travers ses débats dans les écoles, dans les établissements, associer les personnels au dynamitage du cadre national de l’Ecole et des statuts. Il voudrait, à travers son Conseil National de la Refondation, associer les syndicats et les politiques à la poursuite de ses projets :