Archives de catégorie : Editorial

Guadeloupe et Martinique : Halte à la répression !

La FNEC FP-FO soutient les personnels soignants, les pompiers et l’ensemble des salariés de Guadeloupe, de Martinique, mobilisés avec leurs organisations syndicales, en grève illimitée contre le « pass sanitaire » et l’obligation vaccinale et pour la satisfaction de leurs revendications.

Avec sa Confédération, la FNEC FP-FO réaffirme son exigence d’abrogation de toutes les mesures liberticides, notamment la loi d’état d’urgence sanitaire, le « pass sanitaire » et l’obligation vaccinale. Elle demande la réintégration immédiate de tous les personnels suspendus. Elle condamne les nouvelles mesures prétendument sanitaires annoncées par le gouvernement qui renforcent encore l’arsenal répressif de l’état d’exception mis en œuvre par la loi d’état d’urgence sanitaire.

La FNEC FP-FO exprime sa consternation quant aux décisions prises par le gouvernement.

Au lieu de satisfaire les revendications légitimes des manifestants, il choisit la fuite en avant répressive et la criminalisation de l’action revendicative.

L’instauration d’un couvre-feu en Guadeloupe et en Martinique s’inscrit dans cet arsenal répressif qui suspend l’état de droit.

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Communiqué de la FNEC FP FO : motion pour le retrait de l’obligation vaccinale

Motion pour le retrait de l’obligation vaccinale, pour l’abrogation de la loi du 5 août 2021 et la réintégration de tous les suspendus

(adoptée par 220 personnels, réunis le 28 novembre, syndiqués FO, CGT, FSU, SGEN-CFDT,UNSA, Action et Démocratie, et non syndiqués, vaccinés et non vaccinés, parents d’élèves)

Nous sommes 221 infirmiers, psychologues, médecins, personnels administratifs, enseignants, AESH, AED, CPE et chefs d’établissement de l’Education nationale, ceux qui les soutiennent, syndiqués FO, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, Action et démocratie, non syndiqués, vaccinés, non vaccinés et parents d’élèves, réunis pour la 4ème fois en visio à l’initiative du Syndicat National FO des Infirmiers de l’Education Nationale (SNFOIEN) et de la FNEC FP-FO pour faire suite aux suspensions prononcées du fait de la non vaccination de nos collègues, les conduisant à des situations psychologiques, sociales et financières très inquiétantes.

Nous dénonçons fermement ces suspensions qui vont à l’encontre du droit du travail, du Statut des fonctionnaires et demandons l’abrogation de la loi du 5 août 2021 prolongée par celle du 10 novembre 2021.

Nous demandons que tous les personnels suspendus à ce motif soient réintégrés dans leurs fonctions sans délai et que leur traitement leur soit versé de façon rétroactive : infirmiers et médecins de l’EN, Psy EN, personnels administratifs travaillant dans les mêmes locaux (notamment en CIO et CMS) et enseignants travaillant en IME, en ITEP, tous les personnels travaillant dans les établissements spécialisés.

Nous demandons la restitution des traitements retenus et le rétablissement de tous les droits suspendus (retraites, avancement…). Il est inacceptable que l’Education Nationale qui forme les futurs citoyens et travailleurs traite ainsi ses personnels. Les réaffectations sont rares malgré le texte qui les autorise et parfois le cumul d’activité est refusé. Aucune ressource ne leur est laissée en cas de suspension : interdiction de percevoir le RSA ou le chômage. C’est bien maltraiter des personnels qui ont vu leur charge de travail exploser depuis mai 2020 sans aucune rétribution supplémentaire !

Certains personnels de la Fonction publique notamment de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, de l’Aide Sociale à l’Enfance, et des crèches peuvent bénéficier d’une dérogation afin d’être exemptés de cette vaccination obligatoire contre la Covid-19. Nous considérons que tous les personnels doivent en être exemptés.

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GRÈVE GÉNÉRALE EN GUADELOUPE ET EN MARTINIQUE

Le mouvement de grève générale, débuté il y a 9 jours, se poursuit en Guadeloupe, actuellement en proie à de nombreuses manifestations et actes de violences. Une des conséquences directes de cette crise sociale est la fermeture de tous les établissements scolaires depuis le 19 novembre. Depuis 2 ans, avec la crise sanitaire et les confinements, c’est une « école en pointillée » que connaît la jeunesse guadeloupéenne, avec le risque d’augmentation du décrochage scolaire.
Depuis lundi, la Martinique a, elle aussi, lancé un mouvement de grève générale et si les établissements scolaires sont pour l’instant toujours ouverts, la difficulté des déplacements pour les élèves comme pour les enseignants, la fermeture des cantines scolaires et l’arrêt des transports a vidé les écoles d’une grande partie de ses effectifs.
Le SNETAA-FO assure tous les collègues des Antilles de son soutien dans cette crise.

« LA VOIE PROFESSIONNELLE SOUFFRE ENCORE D’UN GROS DÉFICIT D’IMAGE »

« La voie professionnelle souffre encore d’un gros déficit d’image »

La réforme amorcée en 2018 n’a pas dopé l’attractivité de la filière. Seule une « révolution de l’opinion » pourrait aujourd’hui la « glorifier », assurent les syndicats.

C’est un peu l’arbre qui cache la forêt. La crise du coronavirus a mis un coup de projecteur sur des métiers de l’ombre, souvent difficiles et faiblement rémunérés : caissier, aide à domicile, agent d’entretien. Des « nouveaux héros », comme les a qualifiés Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexo dans une tribune publiée par Les Echos le 19 mai 2020, célébrés chaque soir, pendant des semaines, applaudis. En filigrane, la formation professionnelle et ces CAP ou bac pro qui forment aux métiers de service ou aux jobs industriels.

« S’il y a un peu de mieux, on observe encore un gros déficit d’image », affirme Mohamed Attia, délégué national à la voie professionnelle au SE-Unsa. « La filière reste encore trop souvent une orientation par défaut. On essaie toujours d’encourager un bon élève vers la voie générale. Si ça peut-être une filière scientifique, c’est encore mieux ! Il va encore falloir beaucoup de temps pour faire changer les choses, c’est culturel »poursuit le délégué syndical, enseignant au lycée Valentine-Labbé, à La Madeleine (Nord). « Le discours de la réussite par le costard cravate reste prédominant. Pour que les jeunes viennent à ces métiers, il faut les revaloriser tant en conditions de travail qu’en rémunération », soutient Axel Benoist, co-secrétaire général du SNUEP-FSU.

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Après l’intersyndicale AESH, la FNEC FP-FO appelle à amplifier la tenue des réunions et à discuter de l’action efficace pour les revendications

Une intersyndicale AESH proposée par la CGT éduc’action s’est tenue le 23 novembre avec la proposition d’une nouvelle journée d’action. La délégation de la FNEC FP-FO était composée de deux camarades dont une AESH qui est membre de la convention nationale.

FO a fait part de la colère des AESH, qui ne cesse de monter et a proposé de monter d’un cran avec une

nouvelle montée nationale, soutenue cette fois-ci par toutes les fédérations. Le SNCL-FAEN a soutenu cette proposition.

La FSU, la CGT éduc’action, SUD éducation, le SNALC ont exprimé leur désaccord avec l’organisation d’une nouvelle manifestation nationale à Paris.

La FNEC FP-FO a pourtant rappelé le succès de la montée nationale en direction du ministère, avec plus de 3000 participants, l’enthousiasme que cela a suscité, la confiance des personnels dans leurs propres forces, l’importance de la participation des associations de parents, pleinement intégrées dans les comités locaux.

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