Le SNETAA-FO est très ému par la tragédie qui a frappé ce soir notre pays. Un professeur d’histoire-géographie a Conflans-Sainte-Honorine (78) a été horriblement et lâchement assassiné pour une raison directement liée à sa mission d’enseignement.
Nous exprimons notre profonde tristesse et apportons notre soutien à sa famille, ses proches et ses collègues.
Dans un pays comme la France, nul n’a le droit de remettre en question les principes fondamentaux de liberté d’expression, de liberté pédagogique, de laïcité.
L’École de la République doit rester un sanctuaire. Nous ne devons permettre à quiconque de remettre en question les principes qui président à son existence.
Le SNETAA-FO défend sans aucune condition l’École qui instruit, qui cultive, qui forme les citoyens libres en conscience. Nous nous sentons tous meurtris et apportons notre solidarité entière à toute la communauté éducative.
Plus de six semaines après la rentrée scolaire, les services publics du territoire et plus particulièrement l’éducation, sont mis à mal. La gestion de la crise sanitaire est difficilement contrôlée. L’anxiété est à son plus haut niveau.
La FNEC FP FO Martinique fait un triste constat des conséquences de la COVID 19 au niveau des établissements scolaires :
– Augmentation des cas de contamination
– Difficultés pour les enseignants de porter le masque en cette période de chaleur et d’humidité
– Dans la grande majorité des établissements les élèves ne portent pas le masque dans les couloirs et la cour de
récréation. Le personnel d’encadrement n’est pas suffisant pour recadrer la situation.
– Manque criant d’AESH et mutualisation des moyens au détriment de l’intérêt des élèves déjà en difficulté.
– Augmentation des absences au niveau des élèves et des personnels (dengue, COVID, …)
– Epuisement professionnel pour l’ensemble des personnels (enseignants, AED, AESH, CPE, infirmier.e. s, …)
– Communication masquée au niveau de la plupart des directions d’établissement et des autorités responsables du
système éducatif
– Dysfonctionnement au niveau de la procédure qui prend en charge les personnes qui sont repérées «contact à risque »
– Laboratoires saturés et difficultés d’effectuer des tests COVID.
Le futur professeur : un contractuel de moins en moins onéreux !
Inscrites dans l’agenda social et le « Grenelle des professeurs », la réforme des concours et la généralisation de l’alternance pour les futurs candidats aux concours prennent tout leur sens. Le
ministre d’un côté essaie de « vendre » 400 millions de pseudo revalorisation des salaires des professeurs, ce qui fait moins de 30 euros par mois, de l’autre il veut mettre en place un nouveau
professeur-alternant-étudiant pour huit heures de cours pour les professeurs des écoles et six heures dans le second degré avec une rémunération sous le seuil de pauvreté !
Le ministre ne prévoit rien de mieux que de reculer le concours à la fin du M2. Pendant les années de M1 et M2, l’étudiant en MEFF, est contractuel pour 12 mois, il enseigne en responsabilité, il devient le
bouche-trou, pas cher. Il sera obligé de se conformer aux demandes de l’institution, car la validation de son master dépend de son zèle (son expérience en milieu professionnel conférera au minimum
20 ECTS). Il sera rémunéré 865 euros brut par mois. Faudrait-il s’habituer à la précarité, à la surcharge de travail, au salaire de plus en plus bas ? Est-cela ce qu’appelle le ministre : « le hussard du 21ème siècle » ?
Communiqué de la FNEC FP FO Martinique (SNETAA FO , SNFOLC, SNUDI FO) pour tous les stagiaires (PL.P, Certifiés, PE, CPE, Agrégés)
Vous êtes conviés à la réunion d’informations Syndicales de ce mardi 13 octobre à 17h 30 dans le local du SNETAA FO Martinique à la maison des syndicats.
Ordre du jour
-le reclassement
– les conditions de travail en tant que stagiaire.
– le mouvement inter académique
– Questions diverses
Faire suivre aux autres stagiaires
Encore davantage d’heures sup !
Le second degré va perdre 1 800 postes à la rentrée 2021. Nous ne connaissons pas encore la répartition par académie et encore moins par corps.
Le ministère ose souligner que « l’augmentation des crédits permet de proposer aux professeurs un volume d’heures supplémentaires qui viendront plus que compenser la diminution des emplois ».
Pour lui, « les moyens d’enseignement augmentent de l’équivalent de près de 1 000 postes ».
Qui veut faire davantage d’heures sup ?
A noter qu’en 2019, un tiers seulement des heures sup avaient pu être assurées.
Site du SNETAA-FO de l'Académie de Martinique au service des PLP et des non titulaires pour informer, défendre, agir : Premier Syndicat de l'Enseignement Professionnel.