Les missions des AESH sont définies dans la circulaire du 3 mai 2017. Elles découlent de l’accompagnement de l’élève qu’ils ont en charge. Si on peut demander à un AESH d’effectuer des gestes de soin à l’élève en situation de handicap, on ne peut en aucun cas exiger de lui qu’il assiste à des réunions sans qu’elles soient liées à l’élève qu’il suit, qu’il surveille les récréations, qu’il effectue un travail administratif, bref, qu’il pallie les nombreux manques qui sont le résultat d’un sous-recrutement de personnels dans le cadre de l’austérité budgétaire.
ACCOMPAGNEMENT D’ELEVE(S) EN SITUATION DE HANDICAP
L’accompagnement des élèves se décline selon deux modalités :
➢ aide individuelle : elle est attribuée par la MDPH à un élève qui a besoin d’un accompagnement soutenu et continu, pour une quotité horaire déterminée.
➢ aide mutualisée : elle est attribuée par la MDPH à un élève qui a besoin d’un accompagnement sans qu’il soit nécessairement soutenu et continu, et sans précision de quotité horaire.
L’accompagnement collectif dans les ULIS (1er ou 2nd degré) relève d’une décision de l’autorité académique.
Dans le cadre de la loi Blanquer et de l’école inclusive, la volonté ministérielle est de passer de 30% d’accompagnement mutualisé à 80% !
Pour FO, cet objectif n’a qu’un but : diminuer drastiquement le nombre d’AESH dans une logique d’économie budgétaire contre le droit des enfants en situation de handicap à bénéficier d’un enseignement adapté.


Le mercredi 4 septembre 2019 une réunion d’accueil et d’information pour les AESH de la Martinique a eu lieu.